Ainsi se termine ce très beau voyage… 8 mois de liberté et 245 jours de découverte.

 

Ce périple fut, avant tout, une expérience familiale inoubliable. Prendre le temps, le temps pour soi, pour sa famille, pour ses enfants, pour son couple … C’est sans conteste le plus beau cadeau que l’on se soit offert dans notre vie.

 

A la question : « quels pays avons-nous préférés ? », nous avons du mal à répondre. Comment choisir parmi toutes les merveilles que nous avons vues ? Alors voilà, si on se prête tout de même à l’exercice, nous mettons en haut de la liste : la Nouvelle Zélande, l’Australie, l’Ile de Pâques et le Cambodge. Ces coups de cœurs sont intimement liés à ce que nous avons vécu dans ces pays et sont donc très subjectifs.

 

A la question : « avons-nous changé ? » la réponse est : oui surement. Comment ? L’avenir nous le dira. Concernant les clés du bonheur, nous n’avons pas trouvé d’évidence. Chaque culture permet de toucher du doigt une manière de vivre et de penser sans pour autant que l’on puisse « prendre » ces choses pour se les approprier de manière mécanique. Alors, on garde ses souvenirs comme des petits trésors en sachant très bien que tout reste à faire en rentrant et que si nous souhaitons appliquer certains apprentissages et rééquilibrer nos priorités, il faudra que nous trouvions nos propres réponses.

 

A la question : « est-ce que ça n’a pas été trop dur de vivre en famille 24h sur 24 pendant 8 mois ? », la réponse est non. Au contraire, cette expérience a marqué notre famille et a renforcé nos liens. Coté couple, elle nous a rappelé combien nous partagions des passions communes pour la nature, la randonnée et les rencontres et que nous n’étions pas ensemble « par hasard ». Elle nous a permis de transmettre à nos enfants des valeurs qui nous sont chères comme le courage qui apporte tellement plus que la facilité, l’ouverture aux autres, la tolérance et la curiosité.

 

A la question : « alors, pas trop dur le retour à la routine ! », nous répondons, plutôt non. Nous avons repris nos vieux habits rapidement et sans difficulté. Le retour marque d’abord pour nous les retrouvailles avec nos proches. Quelle joie de revoir ceux qu’on aime et de partager à nouveau des moments avec eux ! Et puis, nous étions contents de retrouver un peu de stabilité. Bouger tous les 3 jours est incroyable mais chaque jour, nous devions chercher notre chemin, trouver un endroit pour déjeuner ou pour dormir. Chaque jour nous dessinions un programme dans une vie libre. Aujourd’hui, nous n’avons plus à répondre à ces besoins essentiels : le frigidaire est plein, le lit est dans la chambre. Et, en même temps, alors même que l’avenir immédiat n’est plus une question, c’est la question de l’avenir à plus long terme qui se pose : nos jobs, notre style de vie etc. Concernant les filles, la réadaptation s’est faite très naturellement. Elles étaient ravies de retrouver leurs écoles, leurs amis, leurs cousines. Nous avons été surpris par leur capacité d’adaptation et par leur propension à vivre le temps présent.

 

Alors bien sur, le retour marque la fin d’un rêve, et nous éprouvons , par moments, une certaine nostalgie. A l’heure où nous écrivons ces lignes, cela fait déjà six mois que nous sommes rentrés. En regardant notre carnet de voyage, nos photos, nous mesurons la chance extraordinaire que nous avons eue. A chaque page ouverte au hasard, nous nous rappelons ces lieux, ces gens, … Tout revient en surface, frais et chargé d’émotions. Bien sur, ces grands espaces, cette liberté, cette insouciance nous manquent.

 

Nous nous sommes aussi promis de réaliser tous les deux ans un voyage à l’étranger et pourquoi pas un autre tour du monde dans quelques années. Nous attendons un bébé qui naîtra en juillet 2016, soit un peu moins d’un an après notre retour. Il faudra bien lui faire goûter cette expérience magique !